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Située sur la "colline de la citadelle", entourée sur trois côtés par des gorges, la citadelle paysanne de Saschiz paraît avoir été érigée sur les ruines d’une fortification romane, à une position stratégique importante : la garde de la route roumaine reliant Rupea et Sighisoara.

L’an 1347 inscrit sur le mur nord-ouest de la citadelle indique probablement le début des travaux principaux (ou du renforcement) du système de défense. Sept communes environnantes ont participé à la construction : Saschiz, Cloasterf, Archita, Daia, Critz et deux aujourd’hui disparues : Diawaldia et Adamsdorf. Elles ont ainsi gagné le droit, en cas de nécessité, de s’y réfugier.

La citadelle est de forme ovale, d’une longueur de 92 mètres et d’une largeur de 45 mètres. Elle était composée de 6 tours, respectivement : la tour de garde, qui n’existe plus aujourd’hui et de laquelle, par un couloir étroit, on accédait à la tour d’entrée (ou "Turnul Slaninii"). Ces deux tours, avec la tour du prêtre, la tour des nantis, la tour de la poudre et la tour de l’école ont été réunies par un chemin de garde, tout le long du mur de défense, et étaient partiellement soutenues par des renforts en bois, en pierre et par de petites constructions.

Sur le côté Est de la citadelle, il ne reste plus aujourd’hui que les fondations d’un premier mur de défense.

Dans la cour intérieure, il y avait deux mares avec des poissons, un puits profond de 60 mètres duquel partait une galerie souterraine rejoignant le village - la dernière vérification a été faite après la 1ère guerre mondiale quand 10 mètres étaient encore praticables - et aussi une chapelle qui a été utilisée jusqu’en 1927, avant d’être aménagée en centre pour jeunes.

"Une route sinueuse est creusée autour de la citadelle pour faciliter l’accès jusqu’au sommet pour les charrettes". Charles Bonner, publiciste anglais, 1868

L’existence d’une citadelle si puissante explique que ce n’est qu’en 1493, année de la terrible invasion turque dans la région de Sibiu, qu’a débuté la construction de l’église fortifiée.

On raconte que ceux qui souhaitent "bonne nuit" ou "au revoir" à la citadelle reçoivent une réponse composée de 6 ou 7 syllabes. Une vieille fille vierge, qui s’est laissée emmurer dans la citadelle, répondrait au salut.

Aujourd’hui, la citadelle fait partie du patrimoine de l’UNESCO.

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